Journée Mondiale de l’HABITAT

suite aux restrictions d’accès aux salles municipales de Grenoble, l’assemblée générale de l’association Planning se tiendra le 5 octobre à 17h par visioconférence en cliquant sur ce lien ZOOM.

Cette initiative se tiendra à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Habitat et des campagnes de l’Urban October pour le droit au logement et le droit à la Ville.

Cette assemblée générale proposera des modifications de statuts (voici la proposition de statut modifié) et la création d’une collégiale. Pour pouvoir voter à l’Assemblée Générale, il est nécessaire d’avoir rempli le bulletin d’adhésion (ci-dessous) et de le téléverser dans le  Dossier Adhésion ou de le renvoyer par mail à planning(a)zaclys.net) et d’être à jour de la cotisation (prix libre).

2ème tour des elections municipales : FAIRE LA VILLE AVEC LES HABITAN-T-E-S

PLAIDOYER POUR LE DROIT A LA VILLE

SECOND TOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES LE 28 JUIN 2020

Le COVID-19 a provoqué une crise sans précédent S’il est encore trop tôt pour mesurer toutes ses conséquences, cette crise a révélé l’ampleur des inégalités sociales : la mortalité a été plus forte dans les quartiers populaires sous-dotés en services publics, au sein desquels les conditions de logement étaient plus difficiles et dont le contrôle policier était renforcé.

Dans certaines villes, comme en Seine-Saint-Denis, la mortalité a augmenté de 128% par rapport à la même période de l’année précédente selon l’INSEE. Aujourd’hui, l’urgence pour les habitant.e.s est à la survie. Il s’agit pour eux.elles de payer leur loyer et les dépenses liées à l’alimentation pour nourrir leur famille. Les dépenses de logement peuvent représenter en moyenne 40 à 50% des revenus du ménage. Le chômage partiel ou la perte d’un emploi multiplient les situations d’endettements et d’impayés.

Si les réseaux de solidarité et les organisations d’habitants ont permis de répondre à certaines situations d’urgence, ils doivent être accompagnés et contribuer à la construction des politiques publiques qui doivent être à la hauteur des enjeux.

Lors du premier tour des élections municipales en mars 2020, des organisations d’habitants de Grenoble, Lyon et Marseille ont initié la campagne « L’Agenda pour le Droit à la Ville » qui a permis de rassembler 350 propositions. Sans nous limiter aux échéances éléctorales, nous proposons d’organiser une campagne de plaidoyer pour le second tour des élections municipales qui aura lieu le 28 Juin. Les élections sont une occasion de mettre en débat nos revendications pour la construction d’un agenda pour le droit à la ville.

Pour répondre à cette crise, deux ensembles de propositions nous semblent prioritaires :

  1. Un plan d’urgence pour le logement et la ville

Face à la crise, beaucoup d’habitant-e-s des quartiers populaires vivent des difficultés économiques qui impactent leur capacité à payer le loyer et les charges. Si rien n’est fait, la crise provoquera des expulsions et une augmentation massive de la pauvreté.

Nous sollicitons les décideurs locaux et nationaux pour la mise en place de politiques publiques adaptées et robustes, pour répondre aux enjeux révélés par la crise sanitaire, sociale et économique. C’est pourquoi nous demandons :

  • la suspension du loyer et des charges pour les familles en difficulté ,
  • l’interdiction des expulsions sans solution de relogement
  • un fonds de compensation pour les bailleurs et les services publics locaux impactés.

Ces mesures d’urgence sont à intégrer dans un plan exceptionnel pour le logement et la ville co-construit avec les habitant-e-s, dans le respect des règles environnementales, visant à

  • Inscrire l’objectif de 30% de logements sociaux pour 2030 dans le Plan local de l’habitat et à l’échelle des quartiers pour lutter contre la ségrégation urbaine,
  • augmenter substantiellement le nombre de place en hébergement pour répondre à l’objectif zéro personne à la rue.
  1. La démocratisation de la fabrique de la ville 

Depuis des années, les organisations d’habitant-e-s exigent d’être associées à la fabrique de la ville. Malgré la réforme de la politique de la ville en 2014 qui a introduit le principe de co-construction, les changements concrets se font toujours attendre.

Pour remettre les habitants au centre de ces projets, nous demandons de:

  • Ouvrir à tous les citoyens et leurs représentants les instances techniques et politiques des projets urbains pour assurer la transparence de l’action publique et la véritable co-construction des projets.
  • Instaurer des instruments de démocratie directe, tel le référendum d’initiative citoyenne, pour favoriser l’expression réelle des premiers concernés.
  • Mettre en place des moyens financiers spécifiques, tels le fonds d’initiative citoyenne ou le 1% citoyenneté, pour doter les habitants des moyens nécessaires à une expertise indépendante et à la reconnaissance de leurs savoirs d’usage
  • Démocratiser le fonctionnement des bailleurs sociaux à travers la gestion urbaine de proximité et la co-construction des opérations de réhabilitation.
  • Réformer l’agence nationale de rénovation urbaine à partir d’un projet de loi pour renforcer la mise en œuvre de l’agenda pour le droit à la ville (voir annexe).

Journée d’action le 20 Juin

Nous proposons une journée d’action simultanée dans différentes villes avec un rassemblement devant les hôtels de ville. Pour montrer la diversité de nos mouvements, nous proposons de réunir une dizaine d’organisations luttant pour le droit à la ville représentées chacune par un membre.

La solidarité a l’échelle des villes qui s’est développée dans cette période de crise montre à quel point celles-ci peuvent incarner des îlots de résistance et être les lieux d’expérimentations de luttes porteuses de nouveaux projets de société.

Retrouver toutes nos propositions sur le site internet www.agendadroitalaville.fr et n’hésitez pas à diffuser nos propositions avec le hashtag #droitalaville

Premiers Signataires :

Grenoble, Atelier Populaire d’Urbanisme (APU)

Marseille, Un Centre Ville pour Tous

St-Denis, APPUII

Annexe

11 propositions pour un agenda local pour le Droit à la Ville

Voici quelques propositions issues de l’agenda pour le Droit à la Ville à compléter en fonction des territoires pour contribuer au débat public des élections du 28 Juin.

  1. Inscrire l’objectif de 30% de logements sociaux pour 2030 dans le Plan local de l’habitat
  2. Réformer l’agence nationale de rénovation urbaine à travers un projet de loi en concertation avec les collectivités locales et les organisations d’habitants.
  3. Lancer un vaste plan de réhabilitation thermique des logements avec l’objectif annuel de 5% des logements publics et privés (objectif BBC).
  4. Mettre en oeuvre des politiques foncières en commun pour lutter contre la spéculation en démocratisant les EPFL.
  5. Instaurer la gratuité des transports en commun et instaurer des objectifs chiffrés en faveur des aménagements qui favorisent les déplacements à pied et à vélo.
  6. Réhabiliter toutes les écoles communales d’ici 2030 pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants et lutter contre les inégalités scolaires
  7. Financer un plan d’investissement ambitieux pour entretenir et développer les équipements et services publics locaux et l’arrêt des PPP.
  8. Favoriser la prise en charge des parcours d’asile et de migrations à l’échelle municipale et métropolitaine.
  9. Retirer les dispositifs techno-sécuritaires et favoriser l’aménagement d’espaces publics inclusifs qui contribuent au bien-être des habitants.
  10. Développer des services publics locaux pour produire une énergie 100% renouvelable et locale au bénéfice des habitants d’ici 2030.
  11. Remunicipaliser les services publics locaux de l’eau et de l’assainissement pour une distribution 100% public d’ici 2030.

LA Réhabilitation de la Galerie au 10/20 Arlequin EST POSSIBLE

CONSTRUIRE ENSEMBLE

Résultat de l’Atelier n°2 / Octobre- Novembre 2017

A. Rapide historique

Le 10/20 Galerie de l’Arlequin est un ensemble de 191 logements sociaux construit en 1972 sous l’impulsion novatrice du maire Henri Dubedout qui fait naître alors un quartier, La Villeneuve, avec le souci, entre autre, de transformer les rapports sociaux et d’accompagner la construction des nouveaux logements d’équipements sociaux culturels .

L’architecture d’ensemble est très innovante construite autour d’une galerie piétonne qui a fait la renommée de la Villeneuve :  édifiée jusqu’à 5 mètres au dessus du sol, cette rue permet un cheminement piéton quasi ininterrompu sur 1 300 mètres. Il s’agit d’un organe structurant dont les ramifications constituent l’ossature spatiale de l’Arlequin. La galerie a été conçue pour être modulable, c’est à dire qu’il est possible d’ajouter des éléments qui viennent se « clipser » à l’existant. Elle a également vocation a être valorisée par une scénographie urbaine réalisée par Henri Ciriani, Michel Corajoud et Borja Huidobro utilisant la polychromie et la signalétique (les planches sont aujourd’hui exposés au prestigieux Centre national d’art et de culture à Paris.

Le foncier de la galerie de l’Arlequin appartient à la ville de Grenoble. La galerie permet de nombreux cheminements pour accéder aux logements et aux équipements de proximité. Les déambulations des habitants y sont protégées de la circulation automobile, les enfants en sont les premiers bénéficiaires. La Galerie de l’Arlequin consacre le retour de la rue dans l’architecture moderne.

B. Usages

Au fil des années, la galerie de l’Arlequin s’est transformée par des usages et multiples interventions.

Les premiers habitants avaient obtenu la pose de plaques métalliques colorées ajourées afin de contrer les effets des violentes rafales de vents. Dans la galerie, les rigueurs climatiques, pluie, vent, neige, y sont atténuées.

Peu à peu, la polychromie et la signalétique urbaine d’origine ont été remplacée par des coups de peinture sans qualité. Concernant l’adressage et le repérage, l’avis des visiteurs est sévère notamment depuis la disparition des informations géantes et élégantes qui ornaient les murs de la galerie. Au moins deux grandes interventions d’ampleur ont eu lieu sur la question de l’adressage sans réussir à régler le problème. Des modifications partielles d’adressage pour le courrier distribué en coursive (au 20 par exemple se trouve, en étage, le 21, 22, 23 et 24) ont encore compliqué ce repérage. Par ailleurs, la triste réputation du quartier enclenche un rejet extérieur (CV, livraisons, etc..) aboutissant au sentiment d’assignation à résidence.

A la demande des militants actifs du quartier, des halls ouverts ont été construits pour protéger les sorties d’ascenseurs. Il y a également des mezzanines qui surplombent la galerie de l’Arlequin par endroit. Elles avaient comme fonction de joindre les passerelles enjambant les rues ou de permettre l’installation de lieu d’activités. Elles accueillent parfois les boites aux lettres.. Au 10/20 l’entretien de certaines parties de la galerie a été abandonné du fait, entre autres, de leur difficile accès par des machines.

La gestion de la galerie est devenu un sujet de controverses entre les différents services et les bailleurs. Les habitants ont toujours eu des difficultés d’obtenir les reprises de son aspect vieillissant (peinture des piliers, carrelages, etc..). Certaines interventions ont créés de nouveaux problèmes. Par exemple, les habitants du 1er étage ont obtenu une isolation du plafond de la galerie pour leur logement soumis au refroidissement par le sol. Mais cette opération de « flocage » laisse à désirer : les pigeons, entre autres, ont réussi facilement à y pénétrer. L’éclairage douteux, souvent en panne, contribue à la dévalorisation de la galerie. Des dépôts sauvages d’encombrant ont altéré la qualité des espaces. La mobilisation des habitants actifs et des professionnels concernés a permis de mener de nombreuses campagnes d’actions positives (le dernier ‘passeport citoyen’ pour la collecte des encombrants a laissé un bon souvenir). Mais ce problème, partout d’actualité, continue d’affecter l’image du quartier et la qualité de l’habitat.

Mais qui dit Galerie doit aussi considérer la galerie souterraine et l’accès réservé à une myriade de conduites et de sous stations rationnelles pour la desserte collective de l’eau froide et chaude, pour le chauffage urbain, l’électricité, le retour des eaux usées, les départs des adductions d’eaux pour les pompiers, etc… Cette galerie technique a été peu entretenue alors qu’il aurait été nécessaire d’obtenir des investissements réguliers pour éviter une dégradation des réseaux urbains.

C. Scénarios de réhabilitation

Les principes actuels de réhabilitation de la Galerie semblent avoir été définis par les « Etudes Lion ». L’un des objectifs principaux est d’améliorer l’adressage en créant des halls fermés par des digicodes pour contribuer à la « résidentialisation verticale » de l’Arlequin. Certains décideurs ont également la volonté de modifier le statut foncier de la galerie. Mais aucune vision globale ne semble se dégager :on peut se demander si l’objectif n’est pas une disparition silencieuse de la galerie de l’Arlequin au fil des interventions.

Si nous n’avons pas beaucoup d’élément sur les intentions de la maîtrise d’ouvrage, nous pouvons observer les résultats de la première opération de rénovation urbaine. Force est de constater que la démolition du 50 galerie de l’Arlequin a aboutit à une coupure de la galerie entre le 40 et le 50. Si l’amélioration de la qualité des halls est globalement apprécié, les habitants consultés sur ce sujet déplorent les entraves à la circulation que constituent ces nouveaux halls expansifs du 40, 42, 50 et 52, ni la rupture de la galerie entre le 42 et le 50 imposée par le projet de rénovation urbaine. Les participants aux ateliers demandent une nouvelle évaluation participative des travaux réalisés et la communication des bilans déjà réalisés.

Quel est l’avenir de la galerie du 10/20 dans l’ANRU2 ? Difficile de le dire sans connaissance de document précis. Nous pouvons néanmoins mesurer les impacts des hypothèses de démolition du 20 Galerie de l’Arlequin et des bâtiments du CCAS et de la réhabilitation « lourde » de 10.

D’une part, en cas de démolition, on peut supposer une coupure de plusieurs dizaines de mètres de la galerie entre le Nord du 30 et l’ouest du bâtiment du 10 Galerie de l’Arlequin. La situation est encore plus problématique au 160 galerie de l’Arlequin puisqu’une disparition de la galerie entraverait les cheminements piétons en direction de Grand Place.

D’autre part, il est probable que la réhabilitation « lourde » du 10 Galerie de l’Arlequin aboutisse à la création de x halls fermés. Les interventions devront être attentives à ne pas entraver les cheminements piétons en recréant des cul de sacs comme cela a été réalisé au 40.

On peut également s’interroger sur les futures liaisons avec l’ex-école des Charmes et l’avenir des liens la passerelle de l’avenue La Bruyère. Alors que le crédo du projet officiel est « d’ouvrir l’Arlequin sur le reste de la ville », on pourrait aboutir à la situation contraire..

Enfin, il reste à déterminer quels seront les impacts des hypothèses officiels sur la galerie technique Quel avenir pour la sous-station au 20 Galerie de l’Arlequin ? Il existe également beaucoup d’incertitude sur la différence de niveau du sol entre l’avenue la Bruyère et la Crique Nord.

Les participants aux séances « Construire Ensemble » ont constaté l’absence de document sérieux concernant l’avenir de la Galerie de l’Arlequin. Du fait du rôle central de la Galerie véritable « ossature spatiale » de l’Arlequin, nous demandons à l’équipe pluridisciplinaire d’élaborer avec les habitants un plan guide de réhabilitation de la Galerie.

D. Expertise « Construire Ensemble »

Le scénario envisagé par les habitants part du principe de la réhabilitation de la galerie, sans démolition du 20 galerie. L’intervention que nous proposons repose sur 6 principes :

1- Une réhabilitation audacieuse qui respecte l’esprit de l’Arlequin

Comme le dit Edgar Morin, «chacun vit pour garder le passé en vie, vivre le présent et donner vie au futur ». Il s’agit donc d’engager une réhabilitation qui respecte le passé en proposant un avenir audacieux à la galerie.

Premièrement, nous proposons une réhabilitation complète de la galerie pour améliorer la texture des sols, les murs et les plafonds. Une attention particulière doit être réalisée pour éviter les recoins et supprimer les conduits de l’ancienne collecte éolienne des ordures ménagères.. Des solutions devront être trouvés pour éviter les désagrément causés par le vent du Nord Ouest qui prend de la vitesse dans la galerie.

Deuxièmement, nous proposons que la galerie retrouve des couleurs à travers une nouvelle polychromie et une nouvelle signalétique urbaine. Il s’agit de rendre hommage aux paysagistes urbains de l’AUA et d’en faire un véritable atout pour améliorer l’image du quartier en s’appuyant sur l’histoire d’une rue-galerie qui a fait la renommée de la Villeneuve .

Troisièmement, nous proposons de tirer profit du caractère modulable de la galerie pour soutenir les pôles de vie.

2- Créer des halls de qualité pour faire baisser les charges

Nous proposons de créer de halls de qualité pour que les habitants accèdent à leurs logements. (il faut trancher ici sur la création ou non de halls fermés par des digicodes). Ces halls seront facilement identifiable pour améliorer le repérage des visiteurs. L’objectif est d’améliorer la qualité d’usage des halls pour éviter au maximum les dégradations, dépôts encombrants et aboutir à une baisse des charge locative. Quelques soit l’option choisie, une attention particulière sera portée aux cheminements piétons.

Nous devons préciser notre proposition entre deux possibilités (au moins):

A. Création de 4 mini-halls autour des ascenseurs existants. Cette solution permet de maintenir des cheminements piétons et vélos au sein de la galerie.

B. Création de 2 grands halls autour des ascenseurs existants. Cette solution obligera les passants à contourner les halls pour continuer à circuler dans la galerie.

Il est également nécessaire de préciser notre position sur

-opportunité d’avoir des locaux à vélos et poussettes à côté des halls,

-Suppression, maintien, ou transformation du niveau mezzanine

-intégration des escaliers de secours proposé par l’atelier « Construire Ensemble » de septembre.

3-La galerie est un espace public et un « commun urbain »

L’amélioration de la galerie de l’Arlequin doit être accompagnée d’une nouvelle gestion urbaine ui doit s’inscrire dans la durée pour pérenniser les investissements publics.

La galerie est avant tout un espace public. La gestion de ce domaine public devrait être de la responsabilité des services de la Métropole afin de rentrer en cohérence avec les cinq principes du plan guide des espaces publics métropolitains. Pour éviter de créer une situation exceptionnelle, la ville de Grenoble doit rétrocéder à la métropole ce domaine public.

La Galerie est également un « commun urbain » inaliénable qui garantit le droit aux habitants d’utiliser cet espace et de décider de son avenir. La reconnaissance de ce commun urbain permet d’innover et favoriser les solutions locales. Ainsi pour renforcer la cohérence des interventions des divers acteurs (habitants, des professionnels, des techniciens, commerçants, entreprises, régie de quartier…), nous proposons d’élaborer une charte de la Galerie de l’Arlequin.

4- Améliorer les accès aux équipements de proximité

Au niveau du 10/20, la galerie permet d’accéder aux locaux du CCAS et de l’ancienne école des Charmes où se trouvent la régie de quartier, la compagnie des petits poix, le centre de formation Greta et le pôle mobilité.

Ces locaux permettent une vie sociale et économique indéniable. Pourtant la démolition pure et simple des locaux du CCAS est prévue sans relais. Comme ils en ont déjà l’expérience avec la piscine, les habitants craignent l’effet ‘friche urbaine’ après l’abandon de ces lieux vastes et pour lesquels des frais d’entretien viennent pourtant d’être engagés (reprise du toit du CCAS, réaménagement des locaux de l’ancienne école des Charmes, etc).

Nous devons déterminer quel est notre position vis à vis de ces bâtiments :

a. maintien, démolition partielle ou totale du bâtiment du CCAS

b. avenir de l’ex école des Charmes (proposition par exemple d’un centre des savoirs axés sur la formation)

c. concertation avec les acteurs concernés

Des propositions pour des usages de bureaux, de lieux de coworking, ou.. éviteraient une fâcheuse déperdition d’emplois.

En fonction de la position, nous pourrons déterminer les modalités concrètes pour améliorer les accès à ces équipements de proximité. Une attention particulière doit être donnée pour faciliter l’accès aux enfants, aux personnes à mobilité réduite et aux personnes âgées.

5- Garantir l’unité de la Galerie

La galerie représente l’ossature spatiale de l’Arlequin, c’est à dire le lien physique et symbolique entre tous les immeubles du quartier. C’est pourquoi toute intervention au 10/20 Galerie de l’Arlequin doit être cohérent avec le reste pour garantir son unité.

Nous réaffirmons une nouvelle fois la nécessité d’élaborer un plan guide de la Galerie de l’Arlequin.

6- Développer les articulation à l’échelle urbaine

La réhabilitation du 10/20 Galerie Arlequin permet de poser la question de l’échelle urbaine, comme cela a été rappelé par le chef de projet Eric Ruiz dans sa réponse au premier document réalisé par l’expertise Construire Ensemble.

En effet, la proximité de l’arrêt de Tram La Bruyère situé à quelques dizaines de mètre de la galerie est un formidable atout pour conforter les pôles de vie et augmenter les usages conformément au guide métropolitain des espaces publics. Ce cheminement doit être extrêmement lisible.

Nous proposons également une trame verte entre l’Arlequin et la Maison de la Culture. Il s’agit d’abord de repenser l’articulation entre l’Arlequin et la Bruyère puis de réinventer un cheminement apaisé jusqu’à la maison de la culture et le nouveau quartier Flaubert. Cette trame verte doit permettre un réaménagement entre le parc La Bruyère et le parc Jean Verlhac au pied du 10 de la galerie et du 40 de l’avenue.

Ces interventions montrent que d’autres options sont possibles pour «ouvrir le parc » sans démolir des logements sociaux de bonne qualité.

7- Rénover la galerie technique pour réaliser des économies

Il est possible de réinventer l’utilisation des sous-sols de l’Arlequin. Nous proposons de réfléchir au potentiel de ces espaces situé au cœur de la métropole pour les énergies renouvelables, la géothermie, l »utilisation de ces espaces pour stocker des serveurs informatiques afin de réutiliser la chaleur émise, des solutions innovantes pour stocker de l’énergie… Evidemment, les propositions devront répondre à des règles très strictes en terme de sécurité et acceptabilité.

Pour avancer sur ce point, nous proposons de lancer un appel à projet.

Conclusion

Il est proposé aux partenaires du projet de discuter l’hypothèse « Construire Ensemble » :

Réaliser ensemble un plan guide de réhabilitation de la Galerie de l’Arlequin

-Evaluer le coût d’une réhabilitation ambitieuse de la Galerie au 10/20 Galerie de l’Arlequin

-Evaluer le coût de création de 2/4 halls

-Evaluer le coût d’une nouvelle signalétique et polychromie

-Envisager ensemble l’avenir des équipements autour du 10/20 pour conforter ce pôle de vie

-Evaluer l’hypothèse de création d’une trame Verte pour l’articulation à l’échelle urbaine

-Gestion du dossier de transmission de la galerie au services espaces publics de la Métropole

-Elaborer ensemble une charte de la Galerie de l’Arlequin pour réfléchir à la gouvernance partagée

-Lancer un appel à projet pour la réutilisation des sous sols de l’Arlequin

Il s’agit de premières pistes à approfondir lors des prochaines séances Toutes personnes qui le souhaitent peuvent proposer des améliorations à cette première proposition. Des transformations plus ambitieuses du point de vue architectural et urbain peuvent être étudiées dans le respect des habitants et du patrimoine et en fonction des moyens disponibles.

Nous demandons aux partenaires du projet de nous transmettre les différents documents en leur possession (en particulier s’il existe une étude du coût et de l »impact de la démolition).

Nous invitons les partenaires à participer façon plus régulière à nos travaux et à revenir «  autour de la table » pour discuter des différents scénarios.

Document réalisé avec le soutien des habitants, de l’association des résidents du 10/20 Galerie de l’Arlequin, du collectif contre les démolitions imposées, de l’Atelier Populaire d’Urbanisme, de Villeneuve Debout, de l’association Planning, de professionnels et d’universitaires.

Construire ensemble avec Jonathan Durand Folco

L’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) avait invité Jonathan Durand Folco à un atelier « Construire Ensemble » à la maison des habitants des Baladins (MDH) situé sur la Place des Géants à la Villeneuve. Il s’agissait d’une séance exceptionnelle d’un cycle hebdomadaire mis en place pour élaborer une alternative au projet de démolition du 20 galerie de l’Arlequin.

A la fin de cet atelier Jonathan Durand Folco a fait un retour de cet atelier. Voici la retranscription de son intervention  :

« la rénovation urbaine de la Villeneuve s’inscrit dans les même processus d’accumulation de la valeur par dépossession que ceux décrit par le géographie américain David Harvey. Il y a quelque chose à construire autour de la question « à qui appartient Villeneuve? » pour gagner les imaginaires. Il s’agit de voir Villeneuve comme un bien commun qui a été construit à travers l’histoire. Si on faisait une enquête sur les biens communs on se rendrait compte que c’est peut être le plus gros commun de toute la ville de Grenoble. Et ce que vous saviez qu’ici à Grenoble il y a un bien commun ? Si c’est le cas, il faut le protéger et le défendre, utiliser tous les outils possible pour montrer c’est quoi ce commun là, le faire reconnaître, avec des vidéos, différentes choses pour montrer ce qui se passe ici. Pour montrer qu’on pourrait non seulement protéger ce commun mais également définir le lieu et dire qu’on veut que e soit un bien commun. Ca ne doit pas appartenir à la ville, ca ne doit pas appartenir à l’ANRU, ca doit appartenir aux gens qui habitent ici.

Je veux vous raconter une histoire courte, il y a eu une lutte urbaine importante dans les années 70 à Montréal : la lutte de Milton Parc (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Parc). A l’origine il y avait un projet de démolition d’un quartier entier. Ils voulaient démolir tout le quartier, expulser les gens pour construire des grandes tours d’habitation. Mais les citoyens se sont mobilisés. Il y a eu beaucoup d’action de lobbying, de manifestation, de sensibilisation, de pétition. Ils ont été voir les différents niveaux de gouvernements en faisant des actions directes ou en allant voir les différents premier ministre pour les faire jouer les uns contre les autres. Ils avaient une stratégie de lobbyng, une stratégie d’action. Après 7 ans de lutte (ça été très très long), ils ont eu gain de cause. Ils ont été capable de protéger la communauté de Milton Parc et de fonder une fiducie foncière communautaire. Maintenant Milton parc n’appartient plus à la ville mais appartient à la communauté. Ils ont créé le plus gros « commun urbain » à Montréal, avec la plus forte concentration de logement coopératif, abordable sur toute l’île de Montréal. Ca été extrêmement long, extrêmement dur. Ils ont utilisé des outils juridiques, de sensibilisation, des ateliers, du porte à porte. Ils ont été capable d’aller au delà de la communauté de Milton Parc pour sensibiliser les autres habitants de Montréal.

Ici c’est la première lutte urbaine concrète que j’ai l’occasion de voir. A Montréal il y a des choses qui se passent. Mais ici ça à l’air d’être assez actif. Ce que je me dis c’est qu’il y a peut être le besoin d’aller chercher plus loin, d’autres habitants pour construire « Villeneuve en Commun ». Villeneuve à qui ca appartient ? On veut que ce soit défendu. Pour terminer, l’idée d’utiliser les armes juridiques est assez puissante car va attirer l’attention des médias sur l’image de la ville. Hier, j’ai rencontré des élus de Grenoble. C’est une ville assez propre, assez rayonnante, une ville en transition… La démolition est non seulement injuste mais également illégale. On doit leur dire : « Vous n’avez pas le droit de faire cela ». D’après la loi « vous n’allez pas le faire et on va se tenir debout ». La démolition est illégale et on veut instituer un bien commun pour le protéger à travers le temps. On veut le protéger pour qu’il ne soit pas à la merci d’une nouvelle administration, des compagnies qui vont vouloir développer Villeneuve. C’est à nous de décider ce qu’on veut faire de Villeneuve.

Ce sont des idées que je tire de mon livre, comment faire la transition vers une nouvelle forme de société ? C’est en construisant des communs et en les protégeant quand ils existent, pour les faire sortir de cette logique de croissance, d’accumulation, de dépossession, pour redonner des espaces aux gens qui habitent, qui vivent ici. Je crois que l’on pourrait faire reconnaître Villeneuve comme l’un des plus gros communs de toute la ville de Grenoble. C’est une hypothèse que je lance. Ça peut être un argument fort devant la mairie. »

Ressources

Jonathan Durand Folco est professeur à l’École d’innovation sociale de l’Université Saint-Paul, Ottawa. Ses intérêts de recherche actuels portent sur la démocratie participative, les communs urbains, l’économie solidaire et le municipalisme.

Résumé : Alors que les défis sociaux, économiques, écologiques et politiques s’entrecroisent toujours plus à notre époque, notre hypothèse est que les municipalités pourraient jouer un rôle central dans la transition vers une nouvelle forme de société libre, égalitaire, résiliente et démocratique. Le modèle de développement dominant, actuellement centré sur les principes de croissance, de marchandisation et de compétitivité, pourrait ainsi faire place à un nouveau modèle de développement local auto-soutenable, appuyé sur la participation citoyenne et la valorisation non marchande du patrimoine territorial. Nous montrerons dans un premier temps une série d’exemples d’alternatives, d’initiatives locales, d’expérimentations et d’innovations sociales dans plusieurs villes et les villages à travers le monde, lesquelles permettent de développer une véritable soutenabilité politique, économique, sociale, environnementale et territoriale. Dans un deuxième temps, nous esquisserons les grandes lignes du municipalisme, une tradition politique largement oubliée qui ressurgit actuellement dans différentes villes du globe. Nous essayerons alors de montrer les perspectives stratégiques qui se dessinent pour accélérer une transition basée sur les commun(e)s.

La politique culturelle de la villeneuve

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du cours «Recherche-action participative : Nouvelles pratiques du terrain »

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du cours «Recherche-action participative : Nouvelles pratiques du terrain » donné à l’Institut de Géographie Alpine aux étudiants de licence 3 en Géographie et Aménagent du territoire spécialité Espace et Société.

Ce cours questionne la Responsabilité Sociale de l’Université et vise à développer des interactions entre la Cité des territoires et le sud de l’agglomération grenobloise. Son but est de familiariser les étudiants aux méthodes de la recherche-action-participative, visant à co-construire un savoir utile et utilisable pour les citoyens.

Vers une démocratie énergétique à la Villeneuve

Le projet urbain de la Villeneuve à Grenoble et Echirolles a pour objectif de créer un écoquartier populaire. Ce projet prévoit notamment une réhabilitation thermique de plus de 2400 logements sociaux et plus de 600 logements privés. Lors du lancement du processus de labellisation écoquartier par la métropole, des habitants se sont clairement exprimés de la nécessité d’être associés aux processus participatif de pilotage et à une gouvernance élargie créant les conditions d’une mobilisation citoyenne conforme à l’engagement numéro 2.

Pour avancer concrètement nous souhaitons favoriser le développement des coopératives d’énergie citoyenne à la Villeneuve. Il s’agit de contribuer à des projets d’économie d’énergie et de production d’énergies renouvelables dans un cadre associant les citoyens, les collectivités et les acteurs du territoire. Ces coopératives contribuent à la démocratie énergétique qui a pour but que chaque habitant ait accès à suffisamment d’énergie, un abandon des énergies fossiles, une socialisation démocratique des moyens de production privilégiant les énergies renouvelable et une transformation des modes de consommations.

Comme l’a montré l’étude du potentiel solaire de la Villeneuve réalisée par le cabinet TECSOL, les immeubles de l’Arlequin peuvent accueillir des panneaux photovoltaïques sur les toits pour alimenter l’autoconsommation des parties communes et ainsi réduire le coût des charges pour les habitants. Lors des opérations de réhabilitation des équipements, il est également possible d’installer des centrales solaires photovoltaïques comme cela a été fait sur le parking silo. Evidemment, il est nécessaire d’aller au delà de l’installation de panneau solidaire en travaillant à la réduction de la consommation des services énergétiques (sobriété) et l’amélioration de l’efficacité de ces services comme le propose le scénario Negawatt Villeneuve.

Dès septembre 2020, nous proposons de lancer une campagne auprès des habitants, des associations et des structures de la Villeneuve pour souscrire des actions au sein d’une coopérative d’énergie (existant comme Energy Citoyennes ou à créer) visant à accélérer la mise en place d’installation photovoltaïques à la Villeneuve. Cette campagne de souscription sera lancée à travers l’organisation d’une soirée à la Villeneuve sur la démocratie énergétique.

Nous mettons également en place une liste de discussion pour favoriser l’organisation collective des habitants sur le volet énergétique.

Ressources :

LA COOPERATIVE DU 10/20 GALERIE DE L’ARLEQUIN

Une alternative démocratique à la démolition imposée

Introduction

Nous proposons de constituer une coopérative d’habitants du 10/20 Galerie de l’Arlequin pour protéger les habitants des destructions de logement entrainant leurs évictions A terme, cette structure aura pour but d’assurer l’accessibilité aux logement à long terme. Le but est de posséder collectivement, de rénover et de contrôler les bâtiments menacés d’achat et de démolition dans le quartier de la Villeneuve.

A cette fin, le choix que l’on propose est d’adopter une approche coopérative qui préserve la valeur architecturale et l’identité locale Cette démarche empêche également la spéculation et permet d’assurer le projet de transformation des rapports sociaux de la Villeneuve. Cette proposition a été réalisée par un groupe de travail RIC ARLEQUIN issue de la Table de Quartier Villeneuve et Village Olympique soutenu par l’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU). Contact : planning@zaclys.net

1.Structure juridique

La coopérative d’habitant est une société à capital variable qui a pour objet de fournir à ses associés personnes physiques la jouissance d’un logement à titre de résidence principale et de contribuer au développement de leur vie collective (extrait des articles (extraits des articles L200-1 et L200-2 du Code la Construction et de l’Habitat).

La coopérative d’habitant repose sur les valeurs d’égalité, de transparence dans la gestion et de participation de chacun aux décisions. La démocratie s’y applique selon le principe « une personne = une voix ». Le système de gestion de la coopérative et les valeurs qui lui sont liées favorisent l’intégration de tous les habitants dans la vie de l’immeuble. Elle constitue un commun urbain.

Cette société vise à bénéficier prioritairement aux résidents originaires du 10/20 galerie de l’Arlequin qui ont subi une éviction dans le cadre du projet de rénovation urbaine. Comme cela a été réalisé dans d’autres expériences, nous sommes favorable à que la société représente au moins 51% de résidents originaires et/ou habitant de la Villeneuve. Pour éviter le phénomène de spéculation et de gentrification, la vente de part de la coopérative est régie par un règlement qui impose des conditions strictes. Des contrôles légaux sont imposés par une charte. Il s’agit de garantir dans le temps la pérennité de cette coopérative au bénéfice des habitants.

La coopérative du 10/20 Arlequin vise à devenir propriétaire de l’immeuble et de son emprise au sol limité aux piliers des immeubles, comme cela a été conçu dès l’origine. Par conséquent, la galerie de l’Arlequin devra rester un espace public géré par la ville de Grenoble, ainsi que la galerie technique.

2. Financement

Le financement est évidemment le point clef de la réalisation de la coopérative d’habitant, comme alternative à la démolition des logements sociaux. L’évaluation du rachat et la réhabilitation du 10/20 Galerie de l’Arlequin s’élève à environ 11,8 millions d’euros.

Le coût du rachat de l’immeuble s’élève à 3,8 millions d’euros qui correspond au prix de vente de l’immeuble au moment de son rachat par la SCIC Habitat en 2013. Nous rappelons que ce rachat a été réalisé dans des conditions extrêmement opaque avec des échanges promesses de terrain et dans la perspective d’une réhabilitation promises aux habitants.

Le coût de réhabilitation de l’immeuble s’élève à 8 millions d’euros. Il s’agit d’une évaluation issue du diagnostic réalisé par le collectif Ric Arlequin – Contre les démolitions imposées et l’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) lors des ateliers « Construire Ensemble ». L’option retenue pour la réhabilitation est de ne pas segmenter les deux immeubles mais de réaliser une réhabilitation thermique, des travaux de rénovation des logements, des parties communes et des ascenseurs . Ce scénario a été présenté pour la première fois au conseil municipal de Grenoble en juin 2018.

Il est envisagé la constitution d’une société d’amélioration du 10/20 Arlequin, pour être propriétaire provisoire dans le but de surveiller les travaux de rénovation avant d’effectuer le transfert de la propriété à la coopérative.

Plan de financement



Constitution de fonds propre


1 million d’euros

Achat de part pour des futurs habitants et épargne de proximité

Crédit longue durée


4,6 millions (1,6 millions pour le rachat et 3 millions pour la réhabilitation)

Banque

Subventions

5,8 millions

Ville, Métropole, ANRU, ANAH
Plan de financement

Le plan de financement du crédit est basé sur le niveau de loyer actuel pour les habitants du 10/20 Galerie de l’Arlequin. Les habitants remboursent le crédit à travers des « loyers » qui ne dépassent pas le montant actuel.

Perspectives : Pour envisager la création de cette structure, nous proposons la création d’un groupe de ressources techniques (GRT) constitué de consultants financiers, de notaires, d’avocats et d’architectes (fabrique juridique, droit au logement, habiles, Planning…). Par ailleurs, nous chercherons des appuis politiques locaux pour mener à bien cette initiative au niveau local, régional et national.

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Si vous êtes intéressés pour nous rejoindre, apporter votre soutien, faire des propositions Contactez nous à planning (a) zaclys.net

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