Pour un moratoire sur les loyers et les charges, 18 organisations signent l’appel et relaient la pétition

Partagez un maximum le lien de la pétition: http://chng.it/xy5XJ2hq4K

Faire la ville avec et pour les habitants après la pandémie du Covid 19

Proposition d’interpellation des candidats aux élections municipales

photo www.lecrieur.net cc-by-sa

Ce texte reprend quelques réflexions sur la crise sanitaire qui touche actuellement le monde. Il invite à repenser les manières de faire la ville avec et pour les habitants. Il a vocation à évoluer. Première version par Romain d’Appuii, V2 par David Gabriel de l’APU Villeneuve,

Solidarité dans les quartiers populaires

La crise sanitaire a révélé l’importance des réseaux de solidarité, déjà fortement présente dans les quartiers populaires, pour faire face aux situations de pauvreté et de mal-logement.  À St-Denis, dans le quartier Franc-Moisin, les maraudes des associations locales continuent pour venir en aide aux personnes les plus démunies. À Trappes, l’ADLT (association des locataires de Trappes) continue le soutien des locataires face aux défaillances du bailleur. Aux Groux, à Fresnes, les plus jeunes du quartier se sont organisés pour venir en aide aux personnes âgées. A la Villeneuve de Grenoble, les initiatives se multiplient : mobilisation pour la réouverture du marché, dons importants de nourriture par des particuliers, distribution de repas en bas du 10-20 galerie de l’Arlequin par le CCAS, relais pour le soutien scolaire, applaudissements et chansons des balcons en soutien aux personnes engagées…

Ces quelques exemples mettent en lumière l’importance et la force des mobilisations citoyennes.

Démocratiser le logement social

Cependant, de nombreuses familles résidant dans le logement social rencontrent des difficultés avec leurs bailleurs sociaux. Alors que l’ensemble des activités non indispensables au maintien de la nation sont arrêtées, Plaine Commune Habitat continue le relogement des locataires du quartier de Franc-Moisin (St-Denis) alors même qu’aucune charte de relogement n’a été négociée avec les amicales de locataires. À Trappes, l’agence locale de Valophis Sarepa court après les locataires en difficulté pour toucher les quittances de loyer.

Face à cette situation se multiplient les pétitions partout en France pour revendiquer l’arrêt ou le report des loyers. Outre cette mesure indispensable, il semble nécessaire de repenser plus globalement les manières de gérer le logement social et de produire la ville. Depuis de nombreuses années, de nombreux collectifs et associations locales et nationales interpellent les pouvoirs publics locaux et nationaux ainsi que les bailleurs pour démocratiser leur fonctionnement. Aujourd’hui, face à la crise, ces revendications se font encore plus pressantes et impliquent des transformations nouvelles !

Transformer les projets urbains

La crise sanitaire du COVID19 a de nombreuses conséquences sanitaires, sociales, économiques et financières. Dans ce contexte, les autorités en charge des projets de rénovation urbaine doivent prendre la mesure de la crise pour adapter les projets urbains en les reconsidérant avec l’ensemble des parties, à commencer par les habitants. Les nouveaux projets urbains doivent contribuer à apporter des réponses à la crise dans le respect du Droit à la Ville.

Ensemble, nous souhaitons contribuer à une véritable transformation de la fabrique de la ville pour construire collectivement la résilience de nos territoires. Nous proposons d’échanger sur nos revendications et discuter des façons de construire des projets urbains qui contribuent à prendre soin des habitants et du territoire

Plaidoyer lors du second tour des élections municipales

Une multitude d’initiatives de plaidoyer ont été organisées pour le premier tour des élections municipales à Grenoble, Lyon, Marseille, St Denis et dans de nombreuses autres villes.

Pour le second tour des élections municipales, nous proposons de construire une nouvelle campagne de plaidoyer prenant en compte le contexte de crise. Cette campagne est complémentaire des revendications portées au niveau national.

Nous proposons d’utiliser le site internet www.agendadroitalaville.fr soutenu par la plateforme globale pour le Droit à la Ville pour donner à voir nos propositions et revendications.

Pour discuter de tout cela, nous vous proposons un séminaire sur le Droit à la Ville dans les villes et quartiers français le jeudi 7 mai de 10h à 12h (pour s’inscrire envoyer un mail à : dg.bodinier (a) gmail.com)

Prendre soin de Villeneuve : construire des propositions face à la crise

Construire ensemble des propositions face à la crise à la Villeneuve et au-delà

A la Villeneuve comme ailleurs, la crise sanitaire du COVID19 aura de nombreuses conséquences sociales, économiques et financières. Alors que l’on commence à réfléchir à l’après-crise, il n’est pas possible de faire comme si rien ne s’était passé.

Dans ce contexte, il est nécessaire d’adapter le projet urbain en le reconsidérant avec l’ensemble des parties, à commencer par les habitants. La transformation urbaine de la Villeneuve, et plus largement de la centralité sud, doit contribuer à apporter des réponses à la crise.

C’est pourquoi nous proposons que les habitants, associations, artisans, étudiants, professionnels deviennent force de proposition pour «Prendre soin de la Villeneuve » et au-delà. A partir de toutes les ressources existantes, nous vous proposons de construire un nouveau cycle pour imaginer la résilience du territoire.

Cette rencontre est ouverte à tous les acteurs du territoire et au delà. Le premier rendez-vous aura lieu le jeudi 30 avril de 18h à 21h par visioconférence.

La première rencontre de ce cycle aura lieu le jeudi 30 avril de 18h à 21h par visioconférence

Inscription : ricarlequin@gmail.com

La rénovation urbaine de Villeneuve doit prendre en compte la crise

« #Covid partout, logements nulle part », Banderole à l’Arlequin, 2020, www.lecrieur.net

Propager la solidarité, pas le virus

Depuis plusieurs semaines, des millions de personnes sont confinées pour éviter la propagation du virus Covid19. Ce confinement perturbe l’ensemble de nos activités. Cette situation a aussi contraint à limiter notre vie citoyenne : activités associatives, culturelles, éducatives, etc…

Nous soutenons et remercions tou-te-s celles et ceux qui continuent de travailler pour assurer les services publics et les besoins de premières nécessites, en particulier celles et ceux qui apportent du soutien aux personnes âgées ou vulnérables : un grand merci ! Nous n’oublions pas non plus celles et ceux qui retournent au travail (puisque tout arrêt de la production non-nécéssaire n’a pas été prononcé) mettant leur santé et leur vie en péril.

Cette crise révèle que nous ne sommes pas tous égaux dans le confinement. L’impact sur notre bien-être dépend de nos conditions de logement, de notre santé, de la possibilité d’assurer l’école à la maison et de nos ressources face à la crise. Pour nombre d’entre nous, il est devenu impossible d’apporter des services à nos proches et de continuer nos activités.

Dans ce contexte, plusieurs initiatives de solidarité ont émergé à la Villeneuve : mobilisation pour la réouverture du marché, dons importants de nourriture par des particuliers, distribution de repas en bas du 10-20 galerie de l’Arlequin par le CCAS, relais pour le soutien scolaire, applaudissements et chansons des balcons en soutien aux personnes engagées… Nous appelons à amplifier les actions de solidarité et à continuer de soutenir toutes celles et ceux qui sont en première ligne.

Réquisition et suspension des loyers et des charges

Le confinement accentue gravement les inégalités de logement. Dans nos quartiers populaires, le surpeuplement, l’insalubrité de certains lieux et l’arrêt des travaux marquent toujours plus la vie quotidienne. Plus de 1500 personnes étaient à la rue dans l’agglo avant cette crise sanitaire : c’est aujourd’hui la première menace du développement du COVID19. Dans ce contexte, nous exigeons l’application de la loi de réquisition des immeubles vides pour y loger dignement toutes les personnes sans logement pour que chacun puisse rester chez soi confinés.

Alors que des milliers de personnes ont perdu tout ou partie de leurs ressources dans la crise (perte de travail déclarée ou non, arrêt des périodes d’essai, chômage technique, allocations bloquées, etc.) nous ne pouvons nous contenter du seul report de deux mois de la trêve hivernale, qui ne fera que retarder les mises à la rue massives qui s’annoncent si rien n’est fait : nous attendons dès maintenant un moratoire sur les expulsions et la suspension des loyers et factures d’avril à septembre 2020, comme ce qui se fait en Espagne, au Portugal, en Allemagne ou au Royaume-Uni. A ce jour, près de 140 000 personnes ont signé des pétitions allant dans ce sens. Et nous pouvons tous repérer des situations désespérées dans notre voisinage pour les dénoncer avec les associations de locataires engagées..

Malgré l’annulation des manifestations prévues pour la journée européenne d’action pour le droit au logement du 28 mars 2020, des banderoles ont été accrochées aux fenêtres pour exiger des mesures pour les sans abris, l’arrêt des expulsions et un moratoire sur les loyers et factures. Le collectif RIC Arlequin et nos organisations s’associent à ces revendications qui sont vitales pour faire face à la crise. Nous demandons aux bailleurs de logements sociaux, à la ville de Grenoble et à Grenoble Alpes Métropole de suspendre les loyers et factures et demander au gouvernement des mesures de compensation. Nous saluons les initiatives des propriétaires privées qui acceptent déjà ou accepteront également de suivre ces orientations.

Impact de la crise sur le projet de rénovation urbaine

La crise sanitaire du COVID19 aura de nombreuses conséquences sociales, économiques et financières. Il ne sera pas possible de faire comme si rien ne s’était passé. Dans ce contexte, les autorités en charge du projet de rénovation urbaine doivent prendre la mesure de la crise pour adapter le projet urbain au nouveau contexte en le reconsidérant avec l’ensemble des parties, à commencer par les habitants.

S’il est encore trop tôt pour mesurer tous les impacts de cette crise sur le projet urbain, la situation actuelle a ouvert les yeux sur les inepties passées. Ce moment démontre entre autre l’importance de l’accès au logement social pour les plus démunis. La transformation urbaine de la Villeneuve, et plus largement de la centralité sud, doit contribuer à apporter des réponses en abandonnant les projets écologiquement inadmissibles dont la démolition de logements sociaux. Il est impératif que les institutions prennent en compte cette nouvelle donne et fassent le choix d’une vraie co-construction. Il n’est plus possible de reprendre comme avant (voir : « Plus jamais ça, signons pour le jour d’après »).

Concrètement, nous proposons que les habitants, associations, artisans, étudiants, professionnels deviennent force de proposition pour prendre soin et « Repenser Villeneuve » . A partir de toutes les ressources existantes, nous vous proposons de construire un nouveau cycle « Prendre soin de Villeneuve : construire des réponses face à la crise » pour imaginer la résilience du territoire. Le premier rendez-vous aura lieu ce jeudi 30 avril de 18h à 21h par visioconférence (inscription sur ricarlequin@gmail.com).

Ensemble agissons donc pour:

– un moratoire du paiement des loyers et des charges.

– lattribution de logements vides notamment au 10-20 et 30 galerie de l’Arlequin et au foyer Adoma.

– l’ouverture d’une réflexion collective pour repenser un projet urbain de la Villeneuve qui répondra différemment et au plus vite à la crise sociale, écologique et économique.

Signatures : Groupe de Travail RIC Arlequin, DAL 38, Alliance Citoyenne, Atelier Populaire d’Urbanisme (APU)

RIC ARLEQUIN – Collectif contre les démolitions imposées

La question des démolitions à la Villeneuve est ancienne. A la fin des années 80, alors qu’émergeait le quartier Vigny Musset, le corrompu Alain Carignon avait envisagé un projet de démolition du 50 Galerie de l’Arlequin.

Ce projet avait été vivement combattu par des habitants du 50 Galerie de l’Arlequin au cours de la campagne pour les élections municipales de 1995. Le candidat socialiste Michel Destot s’était alors positionné contre les démolitions et avait remporté l’élection.

Le projet de démolition est ressortit suite au schéma directeur des quartiers sud élaboré par Yves Lion.  Ce document envisageait une transformation de la Villeneuve de Grenoble dans le but de valoriser l’ensemble des terrains situés dans les quartiers sud, aux cotés d’autres opérations telle que la transformation du cours de l’Europe.

Toutefois, la transformation opérationnelle de l’Arlequin avait été confié à une équipe d’urbanistes et d’architectes Interland et Lacaton et Vassal qui avait conclu qu’il ne fallait pas démolir de logements à l’Arlequin mais au contraire mener des réhabilitations ambitieuses des logements. Il s’agissait à la fois de respecter le choix l’avis de nombreux habitants et respecter un patrimoine historique.

Mais la conclusion de leur étude a été remise au cours de l’été 2010 qui a été marqué par une émeute suivi du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy. A la rentrée, les élus de l’époque ont décidé de mettre fin au contrat avec les urbanistes sans diffuser le résultat de leurs études.

Ils ont alors confié leur étude la rénovation de Villeneuve à l’urbaniste en chef Yves Lion qui a proposé un projet de rénovation urbaine axé sur la démolition du 50 Galerie de l’Arlequin et la réhabilitation du 40 et l’autre partie du 50.

Les habitants se sont alors mobilisés dans un premier collectif contre les démolitions avant de proposer à la population des Atelier Populaire d’Urbanisme (APU). Si les mobilisations de ces années là, n’ont pas sauvé le 50 Galerie de l’Arlequin, ils ont permis de mettre la question de la rénovation urbaine de la Villeneuve au cœur de la campagne des élections municipales de 2014.

Le rassemblement des élus des citoyens, de gauche et écologiste s’est alors déclaré clairement contre les démolitions, pour la co-construction et le pouvoir d’agir des habitants. Ils ont été élus avec beaucoup de voix de la Villeneuve

Au lendemain des élections municipales de 2014, certains aspects du projet de rénovation urbaine ont été abandonnés grâce à la mobilisation des habitants, notamment la démolition d’une partie du 130 Galerie de l’Arlequin.

Une semaine de la co-construction a été co-organisée pour élaborer le nouveau projet de rénovation urbaine de la Villeneuve qui a rassemblé plus de 500 personnes. Au cours de cette semaine, il a été clair que les immeubles de l’Arlequin devaient être tous réhabilités, sans aucune démolition.

Grande a été la surprise lorsque les habitants ont appris en décembre 2016 que le nouveau projet de rénovation urbaine finançable par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine incluait la démolition du 10 et 20 galerie de l’Arlequin, ainsi que le 1 place des Saules.

Des habitants ont alors créé un nouveau collectif contre les démolitions pour soutenir les habitants du 10 et 20 Galerie de l’Arlequin dans leurs mobilisations. Ils ont mené une multitude d’action dont des interventions aux ateliers de « concertation » de Passagers des Villes, des interpellations des élus, des conférences de presse, des manifestations, des évènements festifs et militants, une première pétition…

En 2018, ils se sont saisis du dispositif d’interpellation citoyenne mis en place par la ville de Grenoble. En quelques mois, le collectif a réuni plus de 2000 signatures contre les démolitions imposées aboutissant à un débat au conseil municipal. Leurs questions sont restées sans réponse. Pire, la votation citoyenne n’a pas eu lieu suite à l’annulation du dispositif par le tribunal administratif.

C’est à cette époque que l’idée, promue par les Gilets Jaunes, de recourir à un Référendum d’Initiative Citoyenne pour que s’exprime la parole des gens concernés,  a eu du succès à Villeneuve.

Quelque soit l’issue de la lutte contre les démolitions du 20 Galerie de l’Arlequin, la mobilisation contre les démolitions de logements sociaux est importante car d’autres immeubles pourraient être menacés à l’avenir, notamment le 70, le 90, le 110 ou 120 Galerie de l’Arlequin.

N’hésitez pas à rejoindre le collectif tous les mercredi à 18h au Bocal 1.

FabLabSud

Le FabLabSud est une plateforme pédagogique et scientifiques pour les étudiants de l’Ecole d’Architecture (ENSAG) et de l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine (IUGA).

Enjeux et objectifs :

Enjeux Pédagogiques : Explorer les techniques de protypages, de maquettage et expérimenter les méthodes de fabrication numérique à la frontière entre numérique et analogique.

Enjeux Scientifiques : Renouveler les compétences dans le contexte de la transition numérique et développer des expertises en prise avec la fabrication numérique.

Enjeux économiques : Favoriser l’intégration des étudiants dans le monde professionnel en initiant des croisements et en accompagnant des projets entrepreunariaux.

Enjeux sociétaux : Ouvrir l’université à la société civile et participer à des actions sociales et solidaires en s’inscrivant dans l’histoire et les spécificités du quartier de la Villeneuve.

Plus d’infos : http://www.fablabinthealps.fr/

1er Ecoquartier populaire

Créer le 1er écoquartier populaire, telle est l’ambition du projet urbain des Villeneuves à Grenoble et Échirolles porté par les institutions. Ce projet a été discuté avec l’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) lors de la semaine de co-construction en 2015. Malgré les désaccords sur les volets de démolitions, ce projet s’articule autour de huit axes majeurs de développement :

Exporterre

Carte tracée par Jean Lin – Cartes et lignes d’erre, L’Arachnéen, 2013

Présentation : L’approche « Exporterre » vise à repérer, cartographier et fédérer des initiatives, des savoirs faire et des compétences à l’échelle d’un territoire. Cette cartographie est une première étape pour la mise en place d’actions, de rencontres et projets concrets de développement économique, dans le respect des hommes et de l’environnement, pour renforcer l’identité d’un territoire et développer des coopérations extérieures.

Mot Clef : coopération, savoir-faire, économie, endogène, cartographie, patrimoine, production, export, transcalaire, écoosystème

Atlas of Utopias 2019 : Popular Urbanism Workshop (APU)

The Popular Urbanism Workshop (APU) was created by residents in Villeneuve, Grenoble, to develop a collective alternative to the demolition of social housing and the urban transformation being imposed on their neighbourhood, and to support alternative proposals – proposals that have since influenced urban renewal in the town, and prevented some demolitions.

By developing advocacy activities, intervening in public meetings, challenging the municipal council, and organising press conferences and demonstrations, residents made public their proposals and pressed local institutions to take them into account. And through organizing local assemblies in which residents developed these proposals (disseminating them among technical staff and councillors), and through appearing in local media, residents influenced the debate.

To date, an estimated 500 people or more have been empowered to participate in at least one APU activity in Villeneuve in relation to urban planning. The most significant outcome is the incorporation of many APU proposals in the new urban renewal project, particularly in relation to the environment, education, governance and the economy. APU’s opposition strategy succeeded in preventing the demolition of social housing at 130 galerie de l’Arlequin and led to the creation of a shared garden, Terres Neuves.

« In times of rising right-wing aggressive and regressive politics, the combination of different kind of strategies to both protect and advance social justice issues at local and national level reveals a notable political maturity. The combination of resistance and support to on-going urban struggles, along with awareness raising, capacity-building and collective elaboration of community proposals is highly inspirational. »

– Lorena Zárate

40: Popular Urbanism Workshop (APU)

Ce qui se fait pour les habitants, sans les habitants, se fait le plus souvent contre eux